ßosselin Galerie virtuelle                      Virtual gallery
    M@IL

Restaurer la transmission

        Désir de synthèse entre classicisme et modernité, ma recherche s' étend sur déjà plus de trente ans.

        Je revendique une démarche d' unité, de continuité, de restauration ( de l' être et du champ artistique ) dont la problématique demeure entièrement picturale, totalement centrée sur la représentation. Je reste fasciné par la diversité des écritures et des choix personnels manifestés au delà des cultures et des constantes humaines. ( On peut lire à livre ouvert dans un portrait du Fayoum ou dans un visage de Manet, dans le sentiment d'une appartenance commune et d'une beauté, d' une jubilation transmissibles. )

        La notion de rupture quasi obligée chère à l' Art Contemporain a désormais pulvérisé sa cible: rompre encore ? Mais avec quoi, dans un monde définitivement big-bangué ? Que peut-on encore briser au-delà de la sensibilité et du discernement ? La cohérence de l' être, peut-être.
         Autre cheval de bataille, l' injection des "nouvelles technologies" dans le champ de l'art et l' observation de leur impact dans le champ collectif. Mais orchestrer en milieu très select un bombardement de particules les unes sur les autres vous maintient-t-il dans une expérience commune ? Quelques proclamations dogmatiques vous assureront alors un retour en force dans une conscience collective surmédiatisée, et leur herméneutisme fera autorité. Un art de mutant, élaboré pour formater des mutants interconnectés, idéalement syncinésiques comme un banc de chinchards.

        Le terme de post-contemporain a déjà quelques année; il exprime plus un désir ( "dans tes rêves..." ) qu' un horizon visible face à la puissance jusqu' alors incontournable des réseaux de l'Art Contemporain.
        On pourrait alors parler pour ma peinture
( et pour celle de beaucoup d' autres ) d' art para-contemporain: rester sourd aux sirènes d'une hypnose mondialisée et poursuivre sa route au large des champs de mines, loin des délires interprétatifs.

        Cependant ...

        Sans à priori contre un environnement technique qu' un artiste du passé pourrait qualifier d' étonnament riche, j'use sans complexe des synergies entre pratiques anciennes ,parfois même médiévales et innovation technique :

  • vitrail traditionnel mais fours légers et rapides, chimie des grisailles modernes, plaques transparentes polymèriques , leds
  • pigments, liants , aerosols, feutres et "pens" variés
  • outils informatiques , formidables accélérateurs pour l' esprit qui veut concevoir dans le cadre si ancien de la représentation
  • systèmes de distibution des matières et des informations incroyablement rapides

        A travers tout ces moyens réunis, je poursuis l' expression d' une stabilisation de l' être, cherchant des fondations éprouvées
( éprouvables, donc...cela va sans dire. ).

        Ce qui me tient à coeur ?

        Bêtement la lumière cheminant dans l' espace , l' exacerbation des contrastes qui embellissent ses affinités avec la matière , et une écriture qui se trouve et s' affirme dans de joyeuses ellipses.

        Et cet espace pictural tellement décrié, tellement "petit-petit bobo", qui pourtant persite, creuset d' une "transfiguration" du moment représenté, renvoyant à certains instants fugaces que tout un chacun a déjà pu effleurer...

        Cette surface nécessairement limitée donc, qui garde la prétention, sauf le respect que je vous dois, d' évoquer un plein.

( et non toujours un sacro-saint vide si culte, si tendance, si consensuel )




        Egalement une approche triviale des perpectives de l' îcone et du vitrail médiéval, qui dans leurs limites physiques offrent plus que de la matière à notre perception.

     "Un bon tableau n' en finit pas de se donner."   ( G. Braque )
  Artiste peintre né en 1955 en Ile de France mais cultive ses racines normandes (Pays de Caux).
Dessine depuis toujours , prend conscience de l'importance personnelle du dessin à la fin de ses études scientifiques.
Mène de front sa vie professionnelle et sa recherche artistique.
Travaille à Fontainebleau avec Pierre Dominique Giess qui lui revèle ses possibilités.
Rencontre Tibor Csernus qui l' encourage à approfondir son clacissisme initial.
Apprend les bases du vitrail avec Michel Durand ( verrier a Orly , successeur de Max Ingrand ) et développe un style de peinture sur verre personnel.
Rencontre plusieurs fois le peintre fécampois Jef Friboulet , pionnier de la peinture acrylique en France , et qu'il considère comme un modèle de liberté picturale.
A donc pratiqué cycliquement dessin , pastel , huile , aquarelle , infographie et peinture sur verre: le support et la technique servent l'inspiration du moment.
 
  M@IL

 
Artabus